Mort et le Bcheron (La)


Recueil : I parution en 1668.
Livre : I
Fable : XVI composée de 20 vers.

La Fontaine
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Un pauvre Bcheron tout couvert de rame,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gmissant et courb marchait pas pesants,
Et tchait de gagner sa chaumine enfume.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impts,
Le crancier, et la corve
Lui font d'un malheureux la peinture acheve.
Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire
C'est, dit-il, afin de m'aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas gure.
Le trpas vient tout gurir ;
Mais ne bougeons d'o nous sommes.
Plutt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes.
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Source Esope, Du Vieillard et de la Mort. - Haudent, D'un autre homme appelant la mort, IL.I-F. 16.

Remarque :
Un jour, un vieillard portant du bois qu'il avait coup, faisait une longue route. Succombant la fatigue, il dposa quelque part son fardeau, et il appelait la mort. La mort arriva et lui demanda pourquoi il l'appelait. Alors le vieillard pouvant lui dit:
- Pour que tu soulves mon fardeau.

Cette fable montre que tout homme aime la vie, mme s'il est malheureux et pauvre. (Esope)
Images

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Mort et le Bcheron (La)
Gustave Dor
Illustrateur franais (1832-1883)

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Mort et le Bcheron (La)
Jean-Baptiste Oudry
Peintre et graveur franais (1686 -1755)

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Mort et le Bcheron (La)
Gustave Dor
Illustrateur franais (1832-1883)
EsopeVieillard et de la Mort. (Du)


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FableUn jour un Vieillard, portant du bois qu'il avait coup, faisait une longue route. Succombant la fatigue, il dposa quelque part son fardeau, et il appela la Mort. La Mort arriva et lui demanda pourquoi il l'appelait. Alors le Vieillard pouvant lui dit:" Pour que tu soulves mon fardeau ". Cette fable montre que tout Homme aime la vie, mme s'il est malheureux et pauvre.

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